par Lyse Cloutier, présidente, et Angèle Laroche, secrétaire/trésorière
L’R des centres de femmes du Québec
Inquiètes et en colère, nous le sommes. Les milliers de femmes que nous côtoyons dans les centres de femmes du Québec le sont également. Peu importe leur région, leur âge et leurs conditions sociales, les femmes voient leur quotidien s'assombrir au fil des décisions de ce gouvernement qui provoquent l'appauvrissement, l'endettement, l'indignation, la division et même une crise sociale. Pour en remettre, il vient d'adopter une loi qui criminalise une population indignée et qui brime sa liberté d’expression. Nous en savons quelque chose, puisque l'année dernière, le mois passé et hier encore, nous étions dans la rue. Nous y étions pour dire NON à la taxe santé, pour crier l'urgence de prendre soin de la planète Terre, puis pour dénoncer l’augmentation planifiée des tarifs d'électricité. Et bien sûr, nous y sommes retournées pour nous opposer à la hausse des frais de scolarité. Maintenant, des requins se concertent et rôdent, toutes dents dehors, autour de nos revenus de retraite. Demain, pourrons-nous aller dans la rue pour faire valoir notre désaccord sur ces décisions qui appauvrissent la classe moyenne, les plus démunies et plus particulièrement les femmes?
Inquiètes et non sans raisons! Nous avons 100 raisons de l'être! Soyons brèves, en voici deux.